Dernier retour sur la grève étudiante

Je crois qu’il est possible de revoir la grève étudiante du printemps dernier en rapport avec le texte Propagande, médias et démocratie de Noam Chomsky. Nous avons vue à ce moment la force de propagande du gouvernement pour faire avaler ses idées au grand public. Le concept de la juste part était prédominant, bien qu’il s’agissait d’une idée fausse inculquer dans la tête des citoyens pour qu’il s’oppose aux idéaux étudiant. Ceux-ci était déconnecté de la réalité pas parce qu’ils étaient irréaliste, mais parce qu’ils ne représentaient pas les idées de l’élite. Par les idéaux étudiants, je parle de la gratuité scolaire ou d’un gel (plus vers le début de la grève) ou encore d’une meilleure gestion des université.

La gratuité scolaire ne peut qu’être bénéfique pour une société. Cela veut dire plus de spécialiste, plus de travailleur, peu importe l’étendu des richesses, plus de recherche, plus de développement technologique, plus de compagnie, etc. On est en droit de se demander pourquoi la société québécoise s’oppose si fermement à un principe qui lui serait si bénéficiaire. Je crois que c’est simplement parce qu’elle n’est pas bien informé. Elle réagit de façon émotive à ce que les grands médias leur font entendre, médias qui sont directement visé comme étant des sociétés où l’argent se trouve.

La grève étudiante a été un conflit à plusieurs niveaux: gratuité scolaire contre élévation des coûts de scolarité, droit à l’opinion et aux droits fondamentaux de manifester contre répression policière, information contre désinformation, je me risque même à dire nouvelles générations contre l’ancienne, gestion des ressources contre capitalisme; bref, la classe élite s’est fait brassé sur ses quartiers par le troupeau de mouton, bien qu’une grosse partie des moutons s’opposaient à ce que les barrières tombent.

Le plus choquant dans se conflit, là où les marques sont restés, c’est celui du peuple contre les forces de l’ordre. Les matraques sont sorties. La police a montré son visage le plus féroce. On y a découvert une faille effrayante dans notre démocratie. Force de l’Ordre. L’Ordre est devenue répression. Force de répression.  « Le Charte [des droits et libertés] protège le droit d’expression, mais il n’y pas de droit de manifestation » dit Jean-Bruno Latour, porte-parole du SPVM. Ils sont parvenus à instaurer la peur de manifester. « Ce qu’on a vécu ce soir, c’est de l’intimidation policière. Il n’y avait eu aucun incident lorsqu’ils ont procédé aux arrestations», dit Daniel Crespo, coordonnateur général de l’Association facultaire étudiante de science politique et droit de l’Université du Québec à Montréal (AFESPED-UQAM). Je crois fermement que nous sommes maintenant dans la « démocratie » du monde des affaires. Ce que les forces de l’ordre protègent n’est pas le droit d’expression des citoyens, ni le fait de les « prendre en otage ». C’est plutôt le droit à la consommation du peuple. La charte devra être révisée. Tout être humain à le droit de consommer librement, et cela sans entrave. Toute association est légal dans la mesure où elle respecte le point un.

J’aimerais conclure avec un texte intégrale d’un texte de Chomsky tiré du chapitre « Les relations publiques » de son livre Propagande, médias et démocratie, qui semble ridiculement écrit spécifiquement pour le conflit étudiant.

« La première occasion s’est présentée en 1937, année d’une grève d’une importance capitale, la grève des aciéries de Johnstown, dans l’Ouest de la Pennsylvanie. Le patronat a mis à l’essai une nouvelle technique pour détruire les mouvements ouvriers qui s’est avérée très efficace. Il n’a pas fait appel aux escadrons de gangsters ni à la violence, car ce genre d’intervention ne donnait plus de bons résultats, mais il a tiré parti de l’outil bien plus subtil et efficace de la propagande. Le procédé consistait à monter la population contre les grévistes en les présentant comme des agitateurs dangereux pour la population, opposés au bien commun, le bien qui est commun à l’homme d’affaire, au travailleur, à la femme au foyer, à nous tous qui voulons vire et travailler ensemble, qui aspirons à l’harmonie et aux bienfaits de l’américanisme. C’est contre « nous tous » que se dressent ces grévistes qui ne sont que des agitateurs, des fouteurs de troubles qui détruisent l’harmonie et profanent les valeurs et l’américanisme. »

Source:

http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201303/22/01-4633847-intervention-policiere-rapide-a-la-manifestation-du-22.php

http://www.creum.umontreal.ca/IMG/pdf/ATELIERS_VOL1N1_04_58_80.pdf

http://voir.ca/veronique-robert/2013/03/23/avoir-peur-de-la-police-pas-des-manifs/

http://www.gratuitescolaire.info/

http://www.bloquonslahausse.com/hausse-des-frais/la-gratuite-scolaire-est-ce-possible/

Propagande, médias et démocratie, chapitre 2 et 3, Noam Chomsky

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Les femmes et l’industrie du jeu vidéo

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Cette semaine, je me suis arrêté sur le sujet de la minorité de femmes dans l’industrie du jeu vidéo. En faisant mes recherches, je suis tombé sur des articles forts troublants, voire choquants, sur le sort qui est réservé aux femmes désirant entrer dans Man-Club du jeu vidéo. De fil en aiguille, je me suis finalement penché sur l’hypersexualisation des femmes dans les personnages intégrés aux jeux.

                Tout d’abord, j’aimerais débuter en présentant un article commentant un récent sondage sur les salaires des travailleuses et travailleurs dans l’industrie. Les chiffres sont à première vue alarmants, les femmes programmeuses gagnant jusqu’à 10,000$ moins que les hommes. Par contre, l’éditeur fait une analyse quand même juste des résultats des sondages. Les femmes sont peu nombreuses – elles représentent 4% de l’échantillon sondé – et ont généralement moins d’années d’expérience que les hommes. Il est donc difficile d’avoir un échantillon équitable. Mais alors… pourquoi n’y a-t-il pas plus de femmes?

                C’est à ce moment que les choses deviennent troublantes.  Qu’est-ce que les femmes ont à endurer dans ce métier? Sexisme. Harcèlement. Stéréotype. Un mouvement de protestation s’est déclaré sur twitter sous l’hashtag #1ReasonWhy où des gens de l’industrie, hommes et femmes confondues, partagent leur vécu ou ce qu’ils ont vu. Voici quelques-uns:

«Because when I call out this behaviour, I’m told it’s my fault for having an “attitude problem” and maybe I should be less of a bitch. »

« Because I have other women in the games industry tell me to “just be quiet” if I don’t want to be harassed. »

« Because the folks in marketing don’t bother doing their jobs when the video game stars a lady » (article intéressant sur le sujet ici)

« None of my women developer friends will read comments on interviews they do, because the comments are so brutally nasty. »

« Because conventions, where designers are celebrated, are unsafe places for me. Really. I’ve been groped. »

«Because I’m sexually harassed as a games journalist, and getting it as a games designer compounds the misery. »

« My looks are often commented on long before the work I’ve done. »

« because female devs’ input get repeatedly dismissed in a studio making games “for women” (how about that one). »

« Because I got blank stares when I asked why a female soldier in a game I worked on looked like a porn star »

Bref, je m’emporte. Je pourrais en mettre beaucoup plus et ça m’enrage. Voici un blogue sur le phénomène #1ReasonWhy écrit par Janette Goering si le sujet vous intéresse. J’ai tellement honte d’être un gars quand je lis tout ce que les femmes subissent dans l’industrie du jeu vidéo ou même dans le gaming lui-même. Les hommes de l’industrie ne sont pas tous des sales, mais il y a certes quelque chose d’alarmant.

                Généralement, lorsque j’en parle avec des gens, je me fais regarder croche. « De quoi tu te plaints? ». Je l’avoue ici en toute sincérité: je suis tanné du héros mâle qui attire toutes les femmes par sa simple présence, je suis lasse de la femme-objet qui ne sert qu’à gonfler l’égo sexuel de ce héros (qui joue indirectement sur celui du joueur et du concepteur?). Lorsque je vois une femme aux formes parfaites et à l’énorme poitrine rebondissante, c’est souvent un argument pour ne pas être acheteur. Comment prendre une telle industrie au sérieux. Plus de femmes ne peuvent être qu’un bien. Elles offriraient une vision plus juste. « Having a female perspective on the team is “invaluable” » dit Dave Bisceglia, CEO de The Tap-Lab Le sexisme va tomber lorsque toutes les sphères de la société seront ouvertes à qui le veut bien, sans préjugé ou stéréotype.

Sources, liens et articles intéressants:

http://www.womeningames.com/

http://www.bostonglobe.com/business/2013/01/27/women-remain-outsiders-video-game-industry/275JKqy3rFylT7TxgPmO3K/story.html

http://venturebeat.com/2013/03/28/game-designer-brenda-romero-quits-igda-following-party-with-hired-female-dancers/

http://kotaku.com/5963528/heres-a-devastating-account-of-the-crap-women-in-the-games-business-have-to-deal-with-in-2012

http://penny-arcade.com/report/article/games-with-female-heroes-dont-sell-because-publishers-dont-support-them

http://gamasutra.com/blogs/JanetteGoering/20130329/189579/1ReasonWhy_We_Need_to_Change_the_Way_We_Fight_Against_Sexism.php

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La valeur du temps

« la vie n’est pas trop courte, c’est nous qui la perdons » – Sénèque

Cette semaine, je voudrais revenir sur un billet très intéressant publié par Réflexion et Média sur la notion du temps dans notre société moderne. Je vous invite à le lire en entier, ainsi que les liens partagés, puisqu’elle soulève un questionnement intéressant sur la technologie et son impact sur les notions de temps.

La technologie permet d’économiser un temps fou si l’on compare à il n’y pas même pas un siècle. Aujourd’hui il est possible de faire le repas, la vaisselle, le lavage et séchage tout en parlant avec un ami à l’autre bout de la planète; le tout dans un même instant. Au lieu de s’attarder sur une tâche, on les fait maintenant tous en même temps. Nous essayons d’en faire plus dans une journée, augmentant notre niveau de stress par le fait même. C’est la société de performance. Temps égal argent. Argent égal plaisir. Plaisir égal vie? On oublie trop souvent que le temps, c’est la vie, et que c’est « la monnaie » qui a le plus de valeur, puisqu’elle est limitée et non-remboursable.

L’économie de temps que la technologie nous octroie est trop souvent utilisée à la consommation de plaisir éphémère. Combien de fois je n’ai pas travaillées sur mes projets pour simplement passer ce moment à écouter le nouvel épisode d’une série ou à jouer à un jeu vidéo. Pour reprendre Sénèque, qui est un philosophe stoïcien de l’époque romaine, déjà à son époque, les gens trouvaient que le temps passe trop vite. Sénèque croit au contraire que la vie est suffisamment longue pour rendre à terme la plupart de nos entreprises. C’est la recherche de plaisir facile qui la rend courte. C’est encore plus vrai à aujourd’hui, quand on considère avec quelle facilité on peut se divertir.

Je crois qu’il y a une juste part à faire de tout ça. Nous sommes dans une société de consommation de plaisir simple. Pour reprendre la notion de responsabilité du cours; notre vie est maintenant une responsabilité. Nous avons le choix d’entreprendre de grande chose (relatif à qui nous somme) ou de consommer les plaisirs que la société de consommation nous offre. Peu importe le choix que nous faisons, c’est notre responsabilité de vivre notre vie pleinement (qu’est-ce qu’est vivre une vie pleinement?).

Bref, je soulève des questionnements, mais un élément essentiel me reste de ce billet. Le temps a une valeur inestimable. Offrir son temps est un cadeau énorme. Il faudrait juste se demander parfois si ce qu’on en fait en vaut le prix.

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Kick start are welcome

Pour ce billet, j’aimerais revenir sur un sujet abordé par mon collègue Cheese Fish Medias sur le site et le principe KickStarter. Pour ceux et celles qui ne savent pas, KickStarter est un site où on peut soumettre un projet et amené les gens à donner pour vous aider à le rendre à terme. Ce qui est génial de ce site, c’est qu’une bonne idée peut réellement voir le jour sans se voir soumise à tout la rigueur d’une grande boite de production.

Je lisais justement sur le blogue de Kickstarter que les projets indépendants de jeux vidéo ont atteint plus de 100 millions de dollars en don. Il s’agit d’une somme énorme. Les catégories sont diversifiées et il est possible de se voir financer son film, son album ou encore son livre. Voici une page où on peut voir toutes les catégories et l’aide versée.

Ce qui me plait au plus de ce genre de site, c’est que le projet reste entre les mains du créateur. Les royautés ne sont pas données aux mégacompagnies de productions. Pour les jeux par exemple, la possibilité de créer un jeu de façon indépendante permet de sortir des jeux très originaux qui sortent des cadres établis par les compagnies de jeux AAA (cote donnée pour un jeu de qualité supérieur). Autre point important; ce sont des gens comme vous et moi qui décide de donner pour le projet qu’ils veulent voir venir à terme. Ils échappent ainsi aux lancements de jeux, film, musique, etc. en série destinés à vendre le plus possible avant la prochaine saison. Le consommateur choisit ce qu’il consomme. Ce qui ne se démarque pas suffisamment tombe dans l’oubli.

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Consommation et son ami; Gaspillage.

Bon, je l’avoue, je ne vais pas souvent lire les billets de mes collègues. Par contre, parcourant le blogue de mon ami Richard, je suis tombé sur un billet fort pertinent datant du 30 janvier qui parle de la consommation abusive de notre société. Tout en faisant ma lecture, des commentaires apparaissaient dans mon esprit donc je me suis dit pourquoi par en faire un court billet-réponse.

La consommation est comme un poids lourd qui pèse sur les épaules de tout le monde. Un nouveau modèle sort? Il me le faut! Il n’y a qu’à considérer les folies du temps des fêtes, du Boxing Day, de la St-Valentin, pour se rendre compte que la consommation, c’est une drogue, et c’est notre société qui est atteinte. Même la sortie d’un nouveau gadget agit maintenant comme une fête où tout le monde se rejoigne en masse au Centre d’achat le plus prêt à la sortie, ou voir quelques jours avant la sortie. Plus la société consomme, plus elle a besoin de consommer. C’est une roue tournante, et c’est nous les hamsters qui la font tourner.

C’est une surproduction de produit à grande échelle. Ce qui est dommage par contre, c’est tout le gaspillage qui s’y fait. C’est le gaspillage du concret pour du fictif. Je m’explique… L’argent, le capital, est une valeur fictive, mais les ressources nécessaires pour alimenter une production continue, elle-même pour stimuler l’économie (la valeur fictive), sont bien réelle. On recherche le maximum de consommation pour l’immédiat. L’important c’est nous, pas les autres, et surtout pas les autres du futur.

Les gens sont endettés, ils doivent donc s’endetter pour continuer à consommer. Par contre, je me questionne en quoi cela profite à l’économie que les gens consomment avec de l’argent qui n’existe pas. En quelque sorte, toute cette consommation et cette production persistent sur de l’argent qui n’existe pas. Cela a de quoi faire peur. Si l’abus de consommation persiste à ce rythme sur un capital fictif, que va-t-il se passer? Les gouvernements empruntent pour continuer à faire marcher la bête, mais peuvent-ils emprunter indéfiniment? Si oui, alors à quoi sa rime tout ça? Suis-je le seul à trouver que ça n’a aucun sens? Il faudrait qu’un économiste m’éclaire sur tout ça parce que je crois bien que je viens de me perdre.

Finalement,  je crois que consommer n’est pas nécessairement un mal. On a la chance de vivre dans une société qui offre des gadgets pouvant nous simplifier incroyablement la vie. Seulement, je crois que tous profiteraient de se poser de simple question avant de  consommer: Est-ce que j’en ai de besoin? Si c’est pour remplacer quelque chose que je possède déjà, à quel point ce que j’ai ne répond-il plus à mes besoins? Si c’est un cadeau, est-ce qu’il est adapté à la personne? La consommation devrait répondre aux besoins de la société et non les créer.

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Chronique CTV News

Je suis tombé la semaine dernière sur une chronique parue sur CTV News le 15 février de cette année. C’est un article extrêmement douteux que j’ai décidé d’analyser du mieux de mes connaissances.

 «It’s a simple truth: What goes around comes around

Commencer un article par un proverbe bien connu utilisé comme vérité absolue, accepté de tous étant donné qu’elle est « simple », est un bien mauvais départ.

« She even got one of the student leaders, Leo Bureau-Blouin, to run for the Parti Quebecois. A deal with the devil indeed. »

 

Que l’arrivée en politique de Leo Bureau-Blouin dérange l’auteur est une chose, mais c’est le « even » qui me dérange dans cette phrase. Comme si c’était un sacrilège. Comme si un criminel reconnu faisait partie du gouvernement. Cependant, il n’est pas mentionné nulle part en quoi la présence de Mr Bureau-Blouin à l’assemblé National a quoique ce soit à voir avec ce quoi l’article parle. De quoi parle l’article au juste? On ne le sait pas vraiment encore.

« The goal was always free education for all in Quebekistan, […]. The summit is destined for failure because if there is something governments should have learned long ago, it is that negotiation doesn’t work. »

À lire l’auteur, les étudiants québécois sont des terroristes. Étant donné l’ampleur du mouvement étudiant l’année dernière, c’est donc à croire que le Québec est une province de terroriste. Le gouvernement ne peut pas négocier avec les terroristes.

 

« That red square worn proudly not so very long ago by our future premier has become nothing more than a symbol of extortion. »

Le carré rouge encore pointé du doigt. Finalement, les étudiants ne demandent rien de moins que la même chance soit accordée à tous. Ils ne demandent rien de moins que la justice et l’égalité. C’est à croire qu’il s’agit là de valeurs totalement ignobles.

« Ask anybody at any bus stop or coffee shop: What do you want from your government? It’s simple. Jobs, good health care and schools, a sense of security and always looking out those who fall between the cracks. »

Un argument-choc! C’est évident, on a qu’a allé à tout les arrêts d’autobus ou les cafés ; c’est l’opinion de la majorité. C’est pourtant simple! L’auteur n’a aucune recherche ou sondage pour appuyer son affirmation, qui est plus une opinion qu’un argument soit dis en passant, mais, de toute façon ça n’a pas d’important; c’est simple et évident.

« It’s like the kid at school which a chip on his shoulder who is always looking for fight. Quebec wants to take its ball and go home. »

Belle métaphore ici. Qu’est-ce que ça veut dire au juste? Que le Québec provoque tout le monde? Qu’il ne veut pas rester avec les Canadiens anglais? Et je me demande en quoi c’est une mauvaise chose.

« The PQ says it will get the message out by going viral with social media. Somehow I don’t think a PQ message on sovereignty could compete with a waterskiing squirrel on YouTube. Just saying. »

Haha d’accord! Un message du Parti Québécois propagé dans les médias sociaux serait un message à caractère politique destiné aux Québécois. C’est évident qu’il ne pourrait jamais compétitionner en terme de vues avec un vidéo à caractère humoristique à l’intention de la planète tout entière.

« This is all about misplaced priorities and tribal ideologies of nationalism and exclusion. Just look at its anti-English Bill 14 which will be debated in the coming weeks. »

Ici, la souveraineté est illustrée comme étant une idée tribale, donc primitive, se rapprochant du nationalisme. C’est effectivement une idée nationaliste. Il s’agit de rallier un peuple sous un même langage et une même appartenance. Ici l’auteur ne nous explique pas pourquoi il trouve qu’il s’agit d’une idée tribale, et exclure le Québec du Canada ne serait-il pas l’ouvrir au reste du monde? En plus, il appuie ses propos en pointant un amendement en ajoutant « anti- » pour le dramatiser, sans clairement nous dire de quoi il s’agit.

« Governance has gotten so bad and inconsistent that even the francophone press is calling it the Marois cha-cha: one step forward, one step back. This is a government so disorganized that it managed this week to vote against itself in an opposition motion denouncing cuts to university funding. »

Bon, ici j’aurais aimé voir la source de la presse, mais ce n’est pas grave. Pour la suite, un gouvernement est effectivement représenté par ses ministres, mais je vois mal comment l’erreur d’un ministre est suffisante pour justifier l’incompétence d’un gouvernement.

Finalement, même si le PQ a pu faire des actions douteuses, je crois que l’auteur ne fait qu’ajouter du négatif dans une relation déjà tendue entre les Canadiens français et les Canadiens anglais. C’est un article qui ne sert qu’à soulever la colère de gens qui ne s’attarderont même pas pour réfléchir sur ce le contenu de l’article.

source: http://montreal.ctvnews.ca/postscript-marois-should-have-known-better-1.1158269

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Médias sociaux et inaction?

Oye! Rejoignez-nous! Créez-vous un compte! Avec Facebook, vous êtes l’acteur, vous êtes le drame. Devenez l’avatar du faux, le paradoxe de l’existence. Devenez un produit de consommation pour tous et de chacun. Fini le temps où votre vie est le reflet de vos actions. Ayez maintenant une vie épanouie tout en savourant le confort de votre salon. Seulement une partie de votre visage vous plait? Photographié seulement celle-ci! Avec Facebook, plus besoin de vous montrer en entier, montrez que ce qu’il vous plait! Si cela ne suffit pas, il y a toujours Photoshop! La vitrine est libre pour tous! Corps et âme, montrez-nous! Plus de corps que d’âme s’il vous plait. Collectionnez les « J’aime ». Plus vous avez de « J’aime », plus votre vie est palpitante! Rejoignez-nous!

Bon j’exagère sans doute, en fait j’espère, mais parfois j’ai l’impression que c’est l’utilisation que plusieurs font de Facebook.  Je me suis posé une question l’autre jour; est-ce que Facebook pousse à l’inaction? Je crois fermement que ce sont nos actions qui définissent qui nous sommes. Cependant, qu’est-ce qui se passe quand nos actions ne tiennent qu’à ce qu’on publie sur notre mur? Qu’à des contacts sociaux que nous ne verrons jamais? Qu’aux moments de la vie banale que l’on partage à tous?  Dans ces situations, y a-t-il action quand même? Pour ma part, je crois que certaines personnes abusant Facebook ne vivent plus dans l’action présente. Est-il nécessaire de dire à tout le monde l’activité que nous sommes en train de faire? Ne vaut-il pas mieux vivre ce moment dans l’action et le conserver en mémoire avec les gens concernés?

Bon, je me relis et je crois que je prends peur, que j’exagère. L’exagération n’est pas une vérité. Par contre, je me demande si ça n’ira pas jusque-là un jour; plus bientôt que tard. Est-ce que les médias sociaux nous poussent à l’inaction? On revient du boulot? Facebook. Une pause à l’école ou au travail? Facebook. Pire encore, en plein cour universitaire? Facebook. Argh, je vais aller prendre une marche… mais pas avant de jeter un coup d’œil sur Facebook! Et peut-être encore une fois en revenant ! …

PS. À noter que le terme « Facebook » dans ce billet est une variable où X = médias sociaux de votre choix

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